La Lorraine est au cœur de l’Europe. Terre de contrastes entre moyenne montagne et plaine, la Lorraine est parfois rude comme les paysans qui la peuplaient il y a encore quelques années, et attachante par ses nombreuses ressources très authentiques. Ici on fait le plein d’oxygène et les sportifs s’adonnent au VTT, parapente, escalade ou ski. Les nombreux plans d’eau et lacs de Gérardmer, Lac de la Madine, ou les rivières comme la Moselle, La Meurthe, encore bien préservés de la pollution, conquièrent les adeptes de la baignade, de la planche à voile, de la pêche ou du canoë. La Lorraine doit surtout ses atouts à la nature qui l’entoure et à la Moselle qui serpente en son coeur. Si en Lorraine l’or blanc fait généralement référence au sel exploité à divers endroits depuis plusieurs siècles, cette expression concerne également la neige, présente surtout dans les Vosges et qui chaque année fait la joie de très nombreux skieurs. C’est pourquoi, contrairement à d’autres régions, la Lorraine reste attractive même pendant les mois d’hiver. Un petit tour par Nancy et Metz permet de découvrir les plaisirs de la table en Lorraine comme ailleurs – on sait bien manger.

Recette des « Roïgabrageldi » ou pommes de terre aux oignons et au lard

Préparation et cuisson : 1 heure 30
1,5 kg de pommes de terre
200 g de lard fumé
3 gros oignons
200 g de beurre
sel
une cocotte en fonte (indispensable)

Garnir le fond de la cocotte de fines lamelles de lard ; recouvrir d’une couche de rondelles de pommes de terre, puis d’oignons émincés ; saler. Alterner avec les pommes de terre, les oignons et le beurre en parcelles ; terminer par une couche de pommes de terre recouverte de petits morceaux de beurre. Fermer la cocotte avec son couvercle et faire cuire pendant une heure au four bien chaud. Avant de servir, bien mélanger le contenu de la cocotte.

Les Roïgabrageldi se servent de préférence avec du collet de porc fumé et une salade verte.

Les tofailles sont une spécialité culinaire typiquement vosgienne à base de pommes de terre, de lard ou de lardons, d’oignons, de beurre et de vin blanc, avec ou sans poireau. Plusieurs variantes existent selon les lieux et les habitudes. La touffaye, simple variation phonétique du même mot «étouffée», est la forme gaumaise de la recette quelque peu divergente.

Le plat consiste à alterner des tranches de lard, des couches de pommes de terres et d’oignons dans un grand plat et à laisser mijoter pendant une heure et demie à deux heures à feu doux. Les pommes de terre ainsi cuites se défont beaucoup, et le résultat est une sorte d’épaisse purée aux lardons si la cuisson est très longue, que l’on sert avec de la palette de porc fumée (proche du petit salé), dénommée la dehpeuille (dépouille). C’est un plat traditionnel campagnard calorique. Parfois le plat existe sans les tranches de lard.

Les marcaires sont les exploitants agricoles du Massif Vosgien. Ils élèvent des vaches laitières pour la production du fromage de Munster. Leur nom vient de l’alsacien « Malker » : mot emprunté à l’allemand Melker, trayeur. Les marcaires défrichent les pâturages d’altitude, appelés hautes chaumes, pour mener paître leur bêtes. Spécificité des Vosges, la plupart des fermes auberges haut-rhinoises servent diverses spécialités du terroir. Mais le traditionnel repas marcaire reste le plus apprécié des promeneurs. Il est constitué de produits fermiers : potage, tourte de la vallée de Munster, viande fumée accompagnée de pommes de terre cuites à l’étouffée (les « roïgabrageldi« ), fromage de munster et tarte aux myrtilles ou aux fruits de saison.

Les tofailles sont un plat très courant dans les fermes-auberges des chaumes des Hautes-Vosges (Firstmiss, Schmargult, Balveurche, etc.), et font partie d’un repas traditionnel marcaire.  dont voici le détail :

  • Pâté de viande en croûte
  • Tofailles accompagnées de palette fumée et de salade verte
  • Fromage : munster fermier ou géromé
  • Dessert au choix : tarte aux myrtilles (appelée dans les Vosges «tarte de brimbelles», ou fromage blanc de munster, ou geromé au kirsch (eau-de-vie de cerise).
  • Boisson : vin blanc d’Alsace (pinot blanc, sylvaner ou riesling)

L’histoire de la Vallée de Munster

Des silex trouvés dans la vallée de la Wormsa… une meule de grès, sans doute d’époque néolithique découverte près du Hohneck, la forte présence d’un habitat romain à l’entrée de la vallée attestent la présence de l’homme…

Vers 660, à la confluence des deux rivières nommées « Fecht » est fondée une abbaye ; c’est du mot latin « monasterium » que la ville de Munster tire son nom. En 962, les empereurs ottoniens créent le Saint-Empire Romain Germanique dont l’Alsace est un
centre important. Munster obtient le statut de ville impériale en 1235. En 1287 elle s’associe avec neuf autres villages pour constituer la communauté du Val et de la Ville de Munster, ou communauté du Val-Saint-Grégoire. Cette communauté possède son sceau et a donc une
existence juridique en 1287. La vallée connaît un essor économique et culturel remarquable. Munster est entourée de remparts en 1308.

En 1354, la ville fait partie de la Décapole ( alliance de dix villes libres alsaciennes ).

La guerre de Trente Ans (1618-1648) ravage la vallée. Après le traité de paix de Westphalie ( 1648 ) l’Alsace devient progressivement française.

Le 19ème siècle voit l’industrialisation de la vallée grâce à la famille Hartmann – usines textiles, création de la route du Col de la Schlucht ( 1842-1860 ), ouverture de la ligne de chemin de fer Colmar – Munster, prolongée en 1893 jusqu’à Metzeral.

En 1871, l’Alsace et la Moselle sont annexées à l’Empire allemand. Nous sommes allemands.

Pendant la Première Guerre mondiale ( 1914-1918 ), la vallée de Munster est traversée par la ligne de front et subit quotidiennement des bombardements. Munster est détruite à 85%, et les villages derrière Munster, à l’exception de Mittlach, ne sont plus que des ruines. Les habitants ont dû les quitter au plus fort des combats. En 1918, nous sommes français.

Occupée en juin 1940 par l’armée allemande… nous sommes allemands…la vallée est libérée le 5 février 1945… nous sommes français.

Les communes de la Vallée de Munster

Griesbach, Gunsbach, Eschbach au Val, Soultzbach-les-Bains, Wasserbourg, Wihr au Val, Stosswihr, Soultzeren, Hohrod, Hohrodberg

Ces 2 derniers villages forment le « balcon de la Vallée ». Situés à 800m d’attitude, ils permettent par leurs différents circuits de randonnées d’admirer de magnifiques panoramas.

Les communes de la Grande Vallée :

Luttenbach-près-Munster 68140

Breitenbach 68380

Sondernach 68380

Metzeral 68380

Mittlach 68380

Breitenbach 68380

Muhlbach sur Munster 68380

Munster, Le chef lieu du canton

La pittoresque Route du Fromage dessert toutes les fromageries, auberges et fermes-auberges de la Vallée de Munster en Alsace.
À travers prairies et forêts vous passerez par les plus beaux sites des Vosges et de la route des crêtes et admirerez les chaumes où paissent les troupeaux des marcaires.

Plus d’informations sur www.routedufromage-munster.com

Dans le Haut-Rhin, les fermes-auberges agréées sont réunies au sein de l’Association des fermes-auberges du Haut-Rhin. Créée en 1971 à l’initiative des fermiers-aubergistes sous l’impulsion de la Chambre d’agriculture du Haut-Rhin.Le but de l’association est d’organiser le développement des fermes-auberges en mettant en place des critères de qualité à l’intérieur d’une charte mise en place en 1977. Dans sa rédaction, les objectifs de cette charte sont :
– de renforcer l’utilisation des produits fermiers et spécialités locales dans l’offre de restauration ;
– d’initier de nouvelles collaborations enter producteurs locaux et fermiers-aubergistes ;-  de répondre aux attentes des clients ;

– de faire face à la crise de confiance de l’alimentaire.

Revue et corrigée en 2001, la charte définie précisément ce qu’est une ferme-auberge dans le Haut-Rhin ainsi que les conditions d’exploitation (accueil, produits, menus, cadre et environnement).

Un guide en deux langues

L’association des Fermes-Auberges du Haut-Rhin vient de rééditer son guide pour la Haute-Alsace. L’ouvrage est aussi publié en allemand.
Au XIXe siècle, les paysans alsaciens montaient leurs troupeaux dans les pâturages du massif des Vosges. Pendant plusieurs mois, ils vivaient dans des fermes rustiques qui servaient également de refuge aux bûcherons et aux travailleurs des montagnes. Aujourd’hui, elles sont des lieux incontournables de l’agrotourisme dans la région.
Tout ce qu’un randonneur doit savoir sur les fermes-auberges avant de se lancer à la découverte des reliefs vosgiens tient dans ce guide d’une centaine de pages. La journaliste Ursula Laurent, co-auteure de l’ouvrage, y recense plus d’une quarantaine d’établissements haut-rhinois, classés par vallée. Chacun fait l’objet d’une présentation sur une double page : coordonnées, période d’ouverture, capacité d’accueil, modalités d’accès à la ferme-auberge…, toutes les informations pratiques s’y trouvent. Grâce à une série de pictogrammes, le lecteur découvre en un clin d’œil si l’auberge possède une terrasse, ou si les animaux de compagnie sont admis par le propriétaire des lieux.
En dressant, de façon aussi originale qu’inattendue, le portrait de chaque famille de fermiers-aubergistes, le guide invite également chaque aspirant voyageur à enfiler ses chaussures de marche pour aller à leur rencontre. L’ouvrage, publié en français, est aussi traduit en langue allemande..
Le guide Fermes- Auberges de Haute-Alsace , édité chez ID Édition (collection «Guide Images et Découvertes»), est vendu au prix de 9 €. Il est disponible notamment dans les librairies, grandes surfaces et offices de tourisme, ou par correspondance (au siège de l’Association des fermes- auberges du Haut-Rhin, BP 60337, Colmar cedex 68006, avec 4 € de frais de port en sus)

Le Lac Blanc, situé à proximité de la ville de Kaysersberg, permettra à toute la famille de pratiquer des activités en plein air répondant aux novices comme aux plus expérimentés : randonnées et jeux de pistes vous permettront de découvrir les environs du lac au cours de votre promenade, tandis que vous pourrez prendre en hauteur afin de parcourir les circuits d’accrobranche.

Le lac du Forlet (ou lac des Truites) se situe à proximité de la réserve naturelle du Gazon du Faing. A 1061 mètres d’altitude, il est le plus élevé de tous les lacs des Vosges et occupe un ancien cirque glaciaire aux parois vertigineuses. Le Tanet (1292m) et le Gazon de Faîte (1306m), dominent admirablement le lac dont la superficie est de 2,8 ha. Mille couleurs entourent le lac : entre tourbière, parois abruptes, éboulis de pierres, arbres et sapins, il s’agit sans doute un des plus beaux lacs du massif vosgien, le tout nous faisant penser à un décor alpestre. Une aire de pique-nique en bordure du lac vous invite à vous reposer et vous sustenter. De la terrasse de la ferme auberge éponyme attenante, les gourmets pourront admirer le paysage tout en dégustant un repas marcaire typique des ces fermes, du fromage de Munster et des tartes aux fruits.